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  • Né en 1947, marié, 4 enfants, retraité de la fonction territoriale(cadre), j'aime chanter et jouer de la guitare, faire du vélo le dimanche (21 ans de compétition).
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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 06:36

   Je me suis inscrit à un nouveau concours de nouvelles, chez Edilivre. Sur une page A4 je devais écrire une nouvelle commençant par "Elle ouvrit la porte"... Et pour finir par... "Elle quitta la pièce sans même se retourner". Eh bien là dessus, j'ai déliré. A lire.

 

 "Elle ouvrit la porte, fièrement elle se dirigea vers le préposé des postes. Dans la pièce les gens la regardaient d’une façon hautaine, se demandant ce quelle venait faire ici. Cette femme à l’allure altière, avec sa robe sortie tout droit de chez un grand couturier de renom, qui de sa démarche digne d’une miss, les provoquaient. Son beau visage, aux yeux noirs posés en amande au dessus d’un nez finement dessiné, avec des petites lèvres bien sensuelles d’un rouge vif, attiraient le regard des hommes et le courroux des femmes jalouses. Mais au fait, que venait-elle faire là ? Se demanda le grand jeune homme au visage tavelé mangé par l’acné juvénile. Ses yeux inquisiteurs détaillaient avec gourmandise sa prestigieuse descente se terminant sur deux belles jambes fuselés. Le guichetier avait les yeux en toupie, de voir ce décolletée d’une poitrine opulente et généreuse. Les gens dans la pièce regardaient la scène avec délectation. Ils voyaient l’homme derrière son guichet devenir d’une couleur rouge écarlate, des perles de sueur coulaient sur son front et son regard torve ne décollait pas de ces seins offert généreusement à ses yeux. Quelques hommes se levèrent, faisant semblant de chercher un magasine ou de s’accouder au comptoir pour mieux voir la scène. Elle posa une question au guichetier. Le pauvre ne comprit rien tellement il était absorbé par le soutien-gorge de la beauté abyssale. La femme qui savait qu’elle perturbait les lieux, se pencha sur le comptoir faisant exploser son décolleté, son opulente poitrine gonfla, telle des ballons et semblait vouloir sortir de son soutien-gorge. Le tissu était tendu, prêt à craquer. Le guichetier au bord de l’apoplexie voulu s’assoir dans son fauteuil, mais maladroitement, il se retrouva au sol. Le bruit de la chaise à roulette projetée contre le mur résonna dans la pièce, tout le monde se leva d’un seul trait, les femmes poussèrent des cris de bête blessée. L’homme à la salive sauta par-dessus le guichet pour relever le pauvre homme.

-            Alors cher Monsieur, que vous arrive-t-il ? Vous êtes malade ? Reprenez vos esprits, j’ai besoin de mon colis.

-            Heu…Oui, bien sur…Je reviens de suite, heu…Monsieur…Oh pardon, Madame…

 Le guichetier était complètement dans le cirage, en allant aux toilettes, il faillit tomber sur sa chaise. Il se regarda dans la glace, il avait le visage défait, rouge comme une pivoine. Il s’aspergea d’eau, s’essuya la figure. Le pauvre avait reprit ses esprits, il demanda à l’homme qui l’avait aidé à se relever de reprendre sa place, ce qu’il fit docilement tout en regardant la belle dame.

-            Voilà Madame, que désirez-vous ? S’il vous plait.

 Je suis venue chercher un colis que l’on m’a été envoyé de Mexico. C’est très important pour moi. Je ne sais pas ce que vous avez à vous trémousser de la sorte.

-            Vous avez votre talon ? Demanda gauchement le guichetier.

 La belle dame ouvrit son petit sac qui avait les couleurs de sa robe, elle sortit son poudrier et se le passa sur le visage tranquillement, les yeux dans le vague. Le guichetier pensant avoir le talon avait tendu sa main. Elle resta ainsi pendant un moment, jusqu'à qu’il s’aperçoit qu’elle se pouponnait. Le poudrier rangé, elle sortit le fameux talon. Fébrilement le guichetier se dirigea vers les casiers et prit un petit paquet. La belle dame, le paquet à la main regarda dédaigneusement les gens, toisant les hommes de son regard angélique, elle quitta la pièce sans même se retourner."

Que pensez-vous? Dites-le moi.

Mexicain47 

 

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